Requiem pour un père PDF

En bref, Jonathan se déplace sur la route du déni, laissant Colleen s’occuper de toutes les questions concernant les soins de leur père.


ISBN: 2864327112.

Nom des pages: 218.

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C’est à Roppongi, un quartier de Tokyo, que Josef Winkler apprend la mort de son père, âgé de 99 ans, dans le village de Carinthie où lui-même est né et dont il a bâti de livre en livre le mythe tragique et funèbre. Ce père qui est sans doute le personnage central de son oeuvre lui avait un jour défendu, dans une explosion de colère, de venir à son enterrement : l’éloignement se sera donc chargé d’exaucer son voeu.Entre le « laboureur de Carinthie » et son fils, l’enfant prodigue qui n’a cessé de partir toujours plus loin, vers l’Italie (Cimetière des oranges amères) ou vers l’Inde (Sur la rive du Gange), il n’y aura donc pas d’adieux. C’est par l’écriture, en onze étapes initiatiques et mémorielles, que l’écrivain entreprend de se réconcilier avec le vieil homme qui, on le devine au fil des pages, n’aura été si impitoyable pour son fils que parce que la vie ne l’a lui-même en rien ménagé. Ce livre de deuil, qui reprend et magnifie tous les grands thèmes de l’oeuvre de Winkler, est aussi un livre d’apaisement. Pour le lecteur qui ne le connaîtrait pas encore, c’est aussi une excellente porte d’entrée dans l’univers particulier de cet écrivain rare.

Elle portait une mantille noire, ce qu’elle avait porté chacune de ses deux fois en présence d’un pape. Si mes premières années se passaient dans leur incroyable vie musicale, au moment où j’étais au collège, les fêtes qu’ils aimaient étaient devenues la folie de la boisson et des guerres conjugales vicieuses. Avec une mission de découvrir qui était son père à travers des entrevues avec d’anciens joueurs qui le connaissaient probablement mieux que lui – ses fils de substitution – et sa compréhension évidente de l’art du documentaire, elle a fait un film pour les âges.

Mais alors j’ai vu, sur un poteau bas à côté de mon père, un panneau avec des lettres lumineuses. Quand mon père a essayé de dire à son oncologue son admiration, le docteur a immédiatement renversé les rôles: «Au contraire, monsieur Gorkin, c’est moi qui vous admire». Il ne demandait guère plus qu’une bonne brise relaxante, la majestueuse palette de couleurs, la mer infinie contrastant avec la chaleur du soleil à la tombée de la nuit. Au lieu de cela, nous trouvons ici un réconfort musical dans un travail qui ne se concentre pas sur la morbidité, mais sur la nature soi-disant reposante et sans peur de la mort.